Réponse à l'éditorial du SAMU DE FRANCE et de sa perception de la canicule 2006
SYNDICAT NATIONAL DES URGENTISTES LIBERAUX DE L'HOSPITALISATION PRIVEE
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Communiqué de presse du SNUHP du 21 / 08 / 2006 :
Réponse à l'éditorial du 17 / 08 / 2006 du SAMU DE FRANCE
Le SNUHP prend acte de la perception que le SAMU DE FRANCE a des UPATOU privées (« la place du secteur privé dans l'accueil des urgences n'est, en réalité, que complémentaire et subsidiaire  ») et de sa volonté de « démembrement  » de ces services d'urgences privés.
Il convient de signifier que la gestion de cette canicule a été assurée par l'ensemble des acteurs de la santé, du sanitaire et du social, des collectivités locales, des familles, des établissements de soins et des maisons de retraites.
Chaque maillon a joué son rôle, et en aucun cas l'hôpital public (tout du moins une « fraction  » de celui - ci) ne peut s'accaparer une quelconque « primauté  » de la gestion de ce type de crise, gestion essentiellement assumée par l'amont et par la prévention, et ensuite d'en faire un quelconque motif revendicatif ou « restructurant  » de la carte des services d'urgences en France.
Le SNUHP s'insurge de la méthode que le SAMU DE FRANCE utilise pour faire valoir sa perception d'un « démembrement  » des UPATOU privées via les SROS-3 ou pour revendiquer plus de moyens pour les services d'urgences publics, en « utilisant  » comme justificatif une crise sanitaire qui (bienheureusement) n'a pas eu lieu.
Garant de la défense de l'exercice des médecins urgentistes libéraux exerçant au sein des UPATOU privées, le SNUHP tient à rappeler que seulement 4 % des patients y sont adressés par les SAMU Centre 15 (sources SNUHP - ADHUP - 2004), ce qui suffit à comprendre la « perception  » que le SAMU DE FRANCE a des UPATOU privées dans sa gestion au quotidien de l'orientation des patients.
Le SNUHP rappelle que les UPATOU privées, au nombre de 120 (18 % des services d'urgences en France), voient 15% des urgences, soit près de 2 millions de passages, malgré un financement (hors tarification à l'activité) des urgences exclusivement destiné vers les services d'urgences publics (Plan Urgences, MIGAC, Plan d'informatisation des Urgences...) et malgré une rétention des appels des SAMU Centre15 vers le secteur privé.
Le SNUHP saura défendre ces médecins urgentistes libéraux contre toute tentative de « destruction  » de leur avenir professionnel, via un « transfert  » de leur activité vers les services d'urgences publics.
Docteur Frédéric GROSEIL, Président du SNUHP


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