vieillissement et coût pour l'AM selon les industries pharmaceutiques
Une étude prospective, menée pour les Entreprises du Médicament (LEEM) par le Collège des Economistes de la Santé (CES) avec le concours de l'INSERM, apporte sa contribution à la réflexion sur le coût collectif du vieillissement de la population.
D'ici 2029, quelles que soient les hypothèses de vieillissement, l'allongement de la durée de vie représentera un coût pour l'assurance maladie similaire à l'évolution du PIB du pays, hors période de crise majeure, constate le président du LEEM.
Selon les scénarios étudiés, le surcroît de dépenses de médicaments est évalué dans une fourchette comprise entre 7,5 et 12,5 milliards d'euros en 2029 par rapport à 2004, soit une hausse de 25 à 42 % des dépenses.
Les industriels du médicament sont rassurés et nous proposent leur étonnante conclusion : "si l'allongement de la durée de vie pose un problème pour le financement des retraites, l'étude montre clairement qu'elle n'en pose pas en matière de dépenses de médicaments". Donc, pas besoin de faire des économies sur ce poste. Cette étude prend en compte uniquement les dépenses de médicaments remboursables vendus en pharmacie, et exclut les consommations hospitalières de médicaments.
Rappelons que le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) a publié le 22 avril dernier un avis (voir notre article : "Vieillissement et hausse des dépenses de l'assurance maladie") qui fait un constat similaire : "le vieillissement de la population française ne représente pas, par lui-même, la menace dominante pour l'évolution globale des dépenses de l'assurance maladie".


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